vendredi 1 avril 2016

Deux vies parallèles : 4 Akhet-Aton

4 AKHET-ATON

Pendant quelques mois, mon père fit des recherches sur le site du Tell el Amarna situé à mi-chemin entre Thèbes et Memphis. Il pensait que sous le règne d'Akhenaton, de -1355 à -1337, ce pharaon avant-gardiste, comme il le qualifiait, qui imposa le culte d'un seul dieu, Aton, dieu solaire, avait ainsi forcé ses architectes à inventer de nouveaux moyens pour construire sa capitale, Akhet-Aton. C'est à cette époque semble-t-il que fut inventé le chadouf, sorte de levier pour puiser l'eau du Nil et arroser les jardins récemment plantés.

Penser à de grands leviers en bois de ce type pour soulever les blocs de pierre qui constituent la pyramide de Khéops, parait insuffisant ; ils auraient cassé sous le poids de ces énormes masses de granit.
Pour aller plus vite, selon les ordres de ce pharaon, les blocs furent taillés dans des dimensions beaucoup plus petites, plus faciles à transporter en bateau depuis les carrières et à monter les uns sur les autres, donc moins solides. Des fondations peu sures, un mortier de moindre qualité firent que les murs se fissurèrent déjà du temps d'Akhenaton. Le temple dédié au dieu Aton, construit à ciel ouvert afin de laisser entrer les rayons du soleil de toute part, pouvait laisser présager un ensablement rapide. A sa mort, après 18 ans de règne, on pense que l'une de ses filles régna, puis Toutankhaton, fils supposé de la soeur de Nefertiti. Ramené à Thèbes par les prêtres d'Amon, il prit le nom de Toutankhamon. Ce pharaon devint célèbre par la découverte en 1922, dans la vallée des rois, de son tombeau et de son sarcophage tout en or, non violé. Les prêtres, les magistrats, puis la population le suivirent et la ville d'Akhet-Aton qui fut totalement abandonnée.

Le tombeau du pharaon Akhenaton et celui de sa Grande Epouse Nefertiti ont été retrouvés sur le site d'Akhet-Aton, vides : pas de momie, rien dans la chambre de résurrection. Pour certains, ce pharaon était considéré comme un hérétique et l'art qui est né à cette époque comme décadent, pour d'autres il était en avance sur son temps.

Mon père revint à Saqqarah, déçu .

suite du récit le 8 avril 2016

vendredi 18 mars 2016

Deux vies parallèles : 3 Saqqarah

3 SAQQARAH

En 1929 mon père est appelé à diriger des fouilles à Saqqarah, en Basse-
Egypte. Il se plonge avec passion, une fébrilité extrême, dans l'étude de la construction des trois grandes pyramides: Khéops, Khéphren et Mykérinos, des géants jamais égalés.

A proximité de la pyramide à degré de Djoser, il découvre des sortes de patins en bois, ressemblant à des berceaux oscillants, qui pourraient avoir transporté, non pas des blocs de pierre, trop lourds (de 2 tonnes chacun, 2 millions 500 mille m3 de pierres de granit pour la pyramide de Khéops ) mais des briques. A cette époque, 2'560 avant JC, l'Egypte ne connaissait pas encore la roue.

Fasciné par l’ampleur de l'ouvrage, mon père se prend à rêver, discourir à qui veut l'entendre, s'enthousiasmer de sa découverte, à fantasmer, fabuler, inventer, puis, soudainement, revient à la réalité :

l'ascenseur oscillant
le traineau de halage
le chadouf de grande dimension
rampes et talus

ces derniers devant être surélevés au fur et à mesure de la construction et allongés en même temps afin de maintenir une inclinaison douce
pour pouvoir y pousser ou tirer les pierres,
puis détruits à la fin de l'ouvrage

NE SONT QUE DES HYPOTHESES,
le mystère demeure, aucune preuve n'a été trouvée.

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Voir, entre autres, la théorie de Vincent Elissagaray.

Aucun document écrit, aucune fresque, ne mentionnent le travail des ouvriers : des esclaves, des prisonniers de guerre, des repris de justice condamnés aux travaux forcés tels que ceux qui laissèrent leur vie dans les mines de turquoises du le Sinaï ? Où vivaient-ils ? Autour des temples, des pyramides ? Où sont leurs tombes ? Pas droit à l'éternité ? Aucune construction leur étant destinée n'a été identifiée à ce jour. Mon père ne trouva absolument rien de plus que ses prédécesseurs.


suite du récit le 1er avril 2016


vendredi 11 mars 2016

Deux vies parallèles : 2 Elle




2  ELLE

J'ai 9 ans, je suis une enfant malingre, taciturne et sans joie exprimée ; à la récréation, je n'aime pas les jeux trop bruyants de mes camarades ; je m'assois, seule, sur les escaliers et je rêve. A quoi ? A rien ou à si peu de choses, trop banales  pour être racontées ; je n'ai pas d'imagination, je ne suis pas compétitive ; j'aime ma vie tranquille, rue des Prouvaires, dans l'appartement que mes parents louent au-dessus du magasin « Aux amis des Halles », dans le 1er arrondissement de Paris ; c'est là que je suis née.

Papa est un de ces hommes en longue blouse blanche qui se tiennent debout de 6h à 18h, 6 jours sur 7, dans le pavillon no 3 des Halles, celui des bouchers ; c'est son métier. Il réceptionne les quartiers de viande, les suspend, serrés sur une tringle, pour la vente en gros. A côté, il découpe agneaux, veaux, boeufs et porcs, les arrange sur de grands plats blancs qu'il dispose derrière la vitre, pour la vente au détail.

Douze pavillons, construits par Baltar, se succèdent et, en courant, je passe d'un stand à l'autre. Dans cette agitation, entre tous ces va-et-vient de livreurs, vendeurs, acheteurs, j'ai la tête qui tourne, je m'affole, je me perds, je reviens vers lui, en larmes, la main dans la main d'une femme, ou d'une autre, qui m'a reconnue. A chaque retour, je me dis : « c'est la dernière fois que je viens aux Halles » et pourtant, je recommence, têtue, engagée dans un tournoi contre moi-même. En fin de compte, cependant, je me suis mise à noter le nom des stands, leur numéro, et j'ai établi un plan avec une rose des vent. Alors, au lieu de garder dans ma mémoire, pas toujours infaillible : « tourner à gauche, à droite et encore à droite », je me dis maintenant : « aller à l'est, c'est la rue des Prouvaires, au nord l'Eglise St-Eustache, au sud La Seine ». Enfin je m'y retrouve ! Ma ténacité dans cet exercice allait m'être très utile, un jour, plus tard, mais ça, je ne le sais pas encore.



vendredi 4 mars 2016

Deux vies parallèles 1 Lui




DEUX VIES PARALLELES

Ecrit par Françoise Dapples

1 LUI

Je suis né le 22 juillet 1917 à 9h30 du matin ; j'ai usé les genoux de mes salopettes en avançant à quatre pattes, fait mes premiers pas chancelants dans la poussière des sables, j'ai couru entre des murets de pierres de toutes les hauteurs, tournant à gauche, à droite, à droite encore, revenant en arrière, partant en diagonale, retrouvant toujours mon point de départ. Ben Amir, mon copain, se perdait régulièrement. Comment se fait-il qu'un petit Européen ait le sens de l'orientation alors que l'enfant du désert ne l'ait pas ? Plus tard, à la réflexion, je crois que Ben Amir nous oubliait tout simplement. Partis à sa recherche, nous le retrouvions dessinant des hiéroglyphes dans le sable, des oeuvres inachevées, semblables à celles que son père révélait parfois en brossant délicatement ce qui pouvait être un morceau de bas-relief. Oeuvres éphémères, dis-je, ressemblant quelque peu à cette scène de chasse du tombeau de Kénamoun à Thèbes, coupées d’entrelacs de lettres arabes, surprenant dans ce haut lieu vieux de quelques millénaires, peu atteint par l'influence de ses voisins, et ces traces vite recouvertes par les pas des ouvriers.

Peau blanche, peau brune, peau noire, nous n'avions jamais entendu parler de racisme, de discrimination, de transparence. D'ailleurs, jusqu'à aujourd'hui, à 60 ans, et en me regardant tous les matins dans le miroir, je ne me suis jamais trouvé transparent. Quelle foutaise ! Nous avons tous des zones d'ombres dans nos vies, laissons-les là où elles se trouvent, c'est plus sage que de chercher dans un passé très lointain et peut-être trop douloureux à assumer.

Comme tous les enfants du monde, nous jouions à cache-cache, et des cachettes il y en avaient de multiples au milieu de toutes ces fouilles, jusque dans les tombes ouvertes dans le flan des collines alentours. Il nous était interdit d'y entrer, bien que je l'aie fait, le coeur battant, me guidant de mes mains le long des parois, m'attendant à tout instant à une rencontre fabuleuse qui ne vint jamais, toujours arrêté par un mur incontournable.


Un homme grand, vêtu de beige, les cheveux blonds, presque blancs sous le casque colonial, les yeux très bleus, le regard parfois perdu au loin, là où enfin, espérais-je, il découvrirait la statuette d'un dieu à tête de chacal, faucon, lionne, chien, bélier, taureau, ou celle d'un monarque, d'un personnage important qui ferait sa renommée. Lui, c'est mon père, archéologue, assistant de Sir Stone de l'Institut français d'archéologie orientale. Il paraît que je lui ressemble : les membres longs, les yeux clairs, la bouche mince, comme pincée, le front haut. Nous nous trouvions alors dans la Vallée des Rois, en Haute Egypte, où je suis né, et dont la renommée a traversé les siècles et les continents. Fabuleuse histoire que celles des pharaons et je suis déjà résolu à l'enseigner dans mon pays d'origine, la France, mais mon destin en décida autrement.

suite du récit le 11 mars  

vendredi 22 janvier 2016

Un euro million : 15 Art nouveau



Dès vendredi 4 mars, paraitra mon nouveau récit sous le titre 
"Deux vies parallèles"
je vous souhaite une bonne lecture

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Quand vint chez elle un homme d'une cinquantaine d'année, un peu rondouillard, antiquaire-brocanteur, s'intéressant à l'achat de sa maison à Yvoiri, Laure était mûre pour se lancer dans ce métier. Lui, Max, avait besoin des grandes dépendances jouxtant la maison pour y déposer toutes ses acquisitions. La présence de l'atelier de Victor l'encouragea à acheter la maison de Laure, il y installera son ébéniste qui s'occupa ensuite également de restaurer certaines acquisitions « art nouveau » de Laure et Jehane. Il avait pris la maison telle qu'elle était, avec tout le fourbi entassé au galetas, dans la cave et dans la remise. Il y ferait sans doute quelques découvertes intéressantes, mais Laure s'en réjouissait pour lui, d'ailleurs elle n'avait pas la force de trier tout cela, à part les outils de reliure qu'elle emporta. Max ne s'intéressait qu'aux meubles rustiques du XIXe en chêne et en noyer, il n'y avait donc pas de concurrence entre eux.

L'art nouveau est un art de la fin XIXe, début XXe siècle et, de l'avis de Laure, plus décoratif que l'art déco qui aurait dû être appelé art nouveau puisqu'il vint après. Un art essentiellement féminin, bien que ses créateurs fussent principalement masculins. Se sont des formes ondoyantes, des arabesques, enroulements, volutes enchevêtrées, asymétriques, aux ornements de fleurs, poissons, coquillages, oiseaux, papillons. Laure aimait promener sa main sur les bois, glisser ses doigts dans les rainures pleines de fantaisie, sentir le parfum du bois de rose, cerisier, citronnier, makassar, atapa du Brésil, acajou, alisier, amboine rouge à rouge foncé.

A Tours, sur la vitrine était écrit « Art nouveau, antiquités » et au bas « ancienne maison Louis-Louise », ce qui toucha beaucoup Aloïs, ses contemporains et le maire qui releva ce fait lors de l'inauguration des locaux, spacieux, deux vitrines sur rue, un peu étroites, mais parfaites pour de petites tables, guéridons, consoles, bonheur du jour, sièges. A cette présentation s'ajoutèrent vases, coupes, lampes, flacons signés Gallé, Daum, Lalique, Tiffany et qui, par leur couleur, donnaient de la vie à tout l'ensemble. Là aussi il fallait pouvoir différencier les pièces réalisées du vivant de l'artiste de celles qui suivirent, le prix n'étant évidemment pas le même.

Les trois premières années furent difficiles, il fallait se faire connaître, acquérir une réputation de probité et plus encore de connaisseuses. A côté, le Musée de la Reliure faisait de même et cette belle double maison à tourelle attirait touristes et amateurs, un bien pour les commerces, restaurants et hôtels de la ville. Toute cette beauté, souvent exubérante, cette découverte d'un monde ancien et créatif, enthousiasmèrent Laure et Jehane, les tinrent en halène, dans la pleine activité, bien au-delà de leur 65 ans.


FIN


Un prochain récit paraîtra en mars 2016. En attendant, cliquez sur "Expos" que je suis entrain de développer avec divers articles.
Bonne découverte.

vendredi 15 janvier 2016

Un euro million : 14 Le camée


14 LE CAMEE

Jehane fait passer la broche de main en main, un magnifique camée ancien, ovale, nommé « La demoiselle à l'oiseau », entouré d'un gracieux et triple filet d'argent, « du platine » corrige Aloïs, serti de petites perles.

  • Pourquoi ne m'as-tu rien dit de tes soupçons ?
  • Quand on pose une question sous forme d'accusation, il faut s'attendre à tout, en-dehors de la réponse que nous aimerions entendre. Tu pouvais nier, t’enferrer dans le mensonge, à ne plus t'y reconnaître toi-même. Nous pouvons aussi nous demander quelle raison avait ta mère de te punir aussi souvent. S'agissait-il d'un acte répétitif de sa propre enfance ? La seule façon d'effacer le passer, c'est de reconnaître ses torts, mais pour se faire, parfois il faut atteindre une certaine maturité, ou, comme en ce moment, un évènement déclencheur. Tu peux remercier ton amie Laure qui a joué ce rôle.
  • A part cela, Papy Aloïs, où avez-vous trouvé ce camée ? demande cette dernière.
  • Un jour que je rangeais la chambre de Jehane pour la donner à des cousins de passage, je l'ai trouvée au fond de l'armoire, sous une pile de vieux vêtements.
  • Comme moi ma clé ! s'exclame Laure.
  • Ce camée, je ne vais pas l'encadrer comme tu l'as fait pour la clé, je vais le porter. Ce sera ma façon de montrer que j'aime ma mère, que je lui pardonne. J'espère qu'elle le verra sur ma blouse, ma robe, mon tailleur. Croyez-vous que cela soit possible ?
  • On dit que rien ne se perd, rien ne se crée, alors peut-être que c'est inscrit quelque part.
  • Je suis du même avis que Papy, mais penser que Mamy Adèle puisse le voir, j'espère que non. Quelle souffrance ce serait de voir « en-bas », sans pouvoir intervenir, sans pouvoir serrer sa fille dans ses bras.
  • Ce camée est absolument magnifique, quelle joie je vais avoir de le porter, de le faire admirer. Ne trouves-tu pas qu'il va se marier admirablement avec ta boutique « Art Nouveau » ?
  • Nous pourrions entreprendre une collection de camées, qu'en penses-tu, chère associée ?

Laure et Jehane se plongèrent assidument dans la connaissance des camées, allant de bibliothèques en musées, de livres en documents. Elles se formèrent l'oeil en apprenant à différencier l'agate de l'onyx, la sardoine de la cornaline, ivoire, ambre, corail, jais. Les camées revenant à la mode et les copies se multipliant, il fallait pouvoir les différencier. Elles coururent les petites et grandes foires, les journées « coffre ouvert » au cours desquelles des affaires pouvaient être réalisées, en particulier auprès d'amateurs. Elles s'habillaient souliers plats, jupe bon marché, une loupe dans la poche. Mais bientôt elles furent repérées, les prix montèrent ! Ensuite elles se rendirent sur des marchés de brocanteurs régionaux, variant le plus possible les lieux, se séparant sur le parking et se retrouvant au bistrot du coin. Elles participèrent aux ventes aux enchères des garde-meubles et obtinrent ainsi de multiples petits meubles « art nouveau » pour le magasin. D'un commun accord, elles ne firent pas l'acquisitions de bijoux de cette époque, se consacrant uniquement aux camées, le sujet était déjà bien assez vaste.

Deux, trois ans plus tard, leur réputation ayant dépassé les frontières invisibles de leur département, elles en prirent leur parti, se déplacèrent ensemble, ayant réalisé que deux paires d'yeux valaient mieux qu'une. Jehane avait une véritable affinité avec ce bijou : rien qu'en le regardant, le soupesant, le tournant à l'envers, elle pouvait dire s'il était ancien et bien rare furent les cas où elle se trompa.


vendredi 8 janvier 2016

Un euro million 13 Reconnaissance


13 RECONNAISSANCE

Surpris par le ton impératif de sa fille, Aloïs la regarde d'un air dubitatif.

  • Ma rencontre avec Laure a déclenché en moi un brusque retour en arrière et m'a fait prendre conscience qu'il est grand temps de me confesser.

Enfin, Jehane parle de ses 18 ans, vide son coeur, avoue avoir volé la broche.

  • Vois-tu, mon enfant, j'ai toujours pensé que c'était toi qui l'avais prise, mais ce qui me dérangeait ce n'était pas tant le vol, le vol d'un objet qui de toute façon allait t'appartenir et tu le savais, que le pourquoi de ce vol. Mes réflexions m'ont amené à ceci : ta mère te punissait souvent, parfois pour des peccadilles et je lui avais dit « pourquoi grondes-tu cette enfant, elle chante toute la journée ». Donc, selon moi, tu devais avoir un sentiment d'injustice pour des punissions injustifiées ou tout au moins disproportionnées. Tu avais décidé, sans en être vraiment consciente, de te venger en la punissant à son tour, en faisant disparaître un bijou auquel elle tenait particulièrement et qu'elle était si fière de te transmettre à son tour comme sa propre mère l'avait fait pour elle, il y a ainsi des traditions que l'on aime perpétuer.

Le silence régnait dans le jardin. Le soleil se couchait à l'horizon et colorait de rose les montagnes lointaines. Il était temps de rentrer, surtout pour Papy Aloïs qui prenait froid facilement. La lampe du salon fut allumée et ils s'assirent en rond autour de la petite table posée devant la cheminée sans feu, on était encore qu'en septembre.

  • Le problème n'est toujours pas solutionné car, maintenant que j'aimerai porter ce bijou en souvenir de maman, je ne le retrouve pas, reprend Jehane.

Aloïs se leva, quitta la pièce, revint un moment plus tard tenant une boîte dans la main qu'il glissa dans celle de sa fille.

  • La broche ! s'exclame Jehane.


    suite du récit le 15 janvier 2016